Retour d'utilisation du Profoto Cine Reflector

Etant actuellement de moins en moins adepte des modeleurs « mous » (softboxs & co.), je me suis laissé tenté, voilà quelques temps par l’achat d’une lentille de Fresnel. Ce modeleur est pour le moins mythique et utilisé depuis de nombreuses années dans le monde cinématographique, le spectacle ainsi que la photographie. Sa principale caractéristique est d’être conçue en anneaux prismatiques. En 1819, Augustin Fresnel, son concepteur, optimisa ainsi l’efficacité de nos phares grâce à un faisceau lumineux plus concentré permettant une portée trois fois supérieure aux lentilles d’antant. Vous l’aurez compris, cette lentille créant un faisceau rectiligne, engendre une lumière dite « dure » (grande acutance & dégradé nets peu progressifs). La référence étant la marque « Cremer », de nombreux fabricants ont emboîté le pas, des solutions bon marché aux plus professionnelles.

Pour ma part, l’occasion m’a été donnée d’investir dans un Profoto Cine Reflector de démonstration. Je n’ai donc pas eu à vendre un de mes reins (de justesse...). Le tarif en neuf pique tout de même (2 800 €.H.T.) pour le réflecteur seul et ses accessoires. Celui-ci est utilisable en lumière continue comme au flash.

Bref, je profite d’une des rares journées ensoleillées de ce mois de juin ainsi que du passage en Alsace de mes amis Pascal et Julie afin de tester ce modeleur.

Le soleil s’est effectivement invité au test. 30 C°, ciel de cocagne et soleil au zénith (prises de vues à 13 heures pour cause de contraintes horaires), bref, le pire créneau pour obtenir des images correctes.

Par ailleurs, j’ai utilisé sur ce test un Canon 5D Mk III, ayant une synchro limitée au 160/s. Il va falloir diaphragmer dur et compenser par de la puissance flash, le modeleur en lui-même étant déjà relativement énergivore.

Le but : tester le modeleur en s’essayant à quelques « nuits américaines ».

Une proposition de rendu après un développement léger dans Capture One.

La sous-exposition du fond permet de rentrer une densité « entre chien et loup ». Vous remarquerez par ailleurs l’ombre portée franche et dense. L’accutance est quant à elle très présente.

Voici une seconde version avec un setup similaire.

En conclusion, un bel outil ouvrant de nouvelles voies créatives. La directivité de son faisceau est exigeant quant au placement du modèle. Certes cher, sa construction superlative, fidèle à Profoto, m’accompagnera désormais plus souvent en extérieur. Reste bien entendu son poids important à gérer...

Les bouchers, charcutiers et traiteurs d'Alsace - Tome 1

Le 10 septembre 2015 verra le lancement de l'ouvrage édité par les éditions Carré Blanc pour le compte des fédérations des bouchers, charcutiers et traiteurs d'Alsace.

Vous pourrez ainsi découvrir à l'occasion de la Foire Européenne de Strasbourg au stand de la fédération cet ouvrage qui traite particulièrement des recettes à base de boeuf, d'agneau et de volaille.

Un ouvrage didactique qui s'adresse aussi bien aux initiés qu'aux novices. Les artisans vous proposent leur recette, illustrées par Marcel Ehrhard et moi-même.

L'ouvrage sera également disponible chez votre artisan.

Un lieu, un sujet, deux approches diffèrentes

Premier billet de ce blog, je vous propose aujourd’hui deux techniques donc deux visions différentes d’un même sujet.

 

Tout d’abord, ne voyez pas dans les photos présentées de qualité esthétique particulière, mais plutôt un prétexte au partage.

 

Nous avons profité d’une ballade avec ma compagne pour faire quelques photos « souvenirs » de sa grossesse. Le décorum des Vosges du nord se prêtant bien à une séance « nature ». Les deux approches annoncées un peu plus haut auront pour variable la lumière. En effet, une première série est réalisée grâce à l’apport de lumière artificielle, la seconde exclusivement en lumière naturelle.

 

Pour cela, une base commune: Canon 5D Mark III et TSE 90 mm. L’apport de lumière artificielle étant fourni par un générateur autonome Profoto Pro-B3 1200 air modelé par un bol Elinchrom Maxilite. Vous trouverez une photo du set un peu plus loin.

 

Voici donc la version "artificielle" 

Et maintenant la version en lumière naturelle

Une idée du set...

Bien évidemment, au delà du rendu visuel différent (lumière dure dûe au modeleur et contrastes marqués pour l’approche au flash / perte de contraste, lumière plus enveloppante pour la lumière naturelle), il s’agit bien d’approches très différentes. Un rendu esthétique plus défini, plus « propre » pour la lumière artificielle, nous sommes pas loin d’une image publicitaire. A contrario, une image invitant sans doute plus à la rêverie pour la seconde version.


Une invitation à photographier plus léger?


Depuis, la petite Jeanne à pointé le bout de son nez!